La Faille -The Fault

La Faille -The Fault ©arveil.
Texts written in French by Christine Arveil

The Volcano Fault vision started with my writing of a surrealistic novel, La Faille -The Fault©. The novel’s main character is a sculptor who isolates himself for three years inside a volcanic fault in search of the meaning of art creation, which ultimately challenges his own strength.
Phase One of the Volcano Project was a novel/art manifesto, completed in 2008. Using vocabulary and syntax in a manner similar to brush strokes, the novel, originally written in French, minutely details the artistic quest and fictional life of a sculptor who isolates himself for three years inside a volcanic shaft. Below are brief excerpts from the as yet unpublished novel. Taken together with the paintings and drawings, they offer a deeper insight into the ensemble.

Read more on the genesis of “La Faille – The Fault” [here]

“L’encre noire d’une coquille avec un pouls de lumière, jetés à l’extrémité d’un long serpent de terre: une cahute de pierre, abri de contrebandier transformé en maison-feu. Le scintillement agace l’œil. Phare à l’envers, un seul carreau au raz de la grève et cette boule lumineuse hérissée, incertaine. Nul ne va là-bas, comme si ça confinait au bout du monde. …”

“Le gardien penché à la table juste équarrie, patinée du côté face à la fenêtre, n’avait cure de compagnie. Son paletot, couleur de bure ou de rien sous des verres ronds, était sauvé de la crasse par le souvenir du Saint Jérôme de Rembrandt, sépia et ocre. Homme de petite taille, moins replet que les étoffes superposées ne le suggéraient, l’informe lui était arrivé par empilement. Il appartenait de manière incertaine au primitif frustre et au trivial, faisant son petit ménage dans le vaguement répugnant. …”

“Au sol, la fissure s’ouvrait en un mince ovale; ses lèvres noires enchâssaient la lave, comme un vaisseau ciselé au buffet d’un alchimiste. La substance avait l’éclat du verre en fusion, d’un vermillon insoutenable, tiédissant en safran laiteux sur les bords. Le garde s’attardait peu au foyer: que le temps d’y plonger la longue perche fine, alliage de préhistoire industrielle, qui refroidissait contre la rocaille, comme une sagaie oubliée le reste du temps. Son biais délicat, appuyé aux pierres, gardait une présence calligraphique et sauvage, passage d’hommes. Il l’agrippait dans ses mitaines de laine charbonneuses et remuait la lave à grands souffles des deux bras, en sillonnant des huit où se concentraient d’éphémères intensités. …”

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